Prévention & Sécurité

Thermographie Infrarouge : Contrôle Installation Électrique

La thermographie infrarouge est une technique de contrôle non destructif qui détecte les points chauds d’une installation électrique (connexions desserrées, disjoncteurs surchargés, câbles sous-dimensionnés) avant qu’ils ne provoquent un incendie. Réalisée sous charge par un technicien certifié, elle révèle des anomalies invisibles à l’oeil nu.

Pourquoi la thermographie infrarouge ?

Sachant que les incidents électriques sont une des premières causes d’incendie, les assureurs s’intéressent depuis longtemps aux échauffements anormaux des installations électriques.

Les échauffements peuvent être dus à :

  • Une surcharge (consommation supérieure au dimensionnement)
  • Un court-circuit naissant
  • Une connexion défectueuse (vis desserrée, oxydation, faux contact)
  • Le fonctionnement anormal d’un composant (transformateur, condensateur)

La caméra infrarouge visualise les différences de température sans contact, ce qui en fait un outil de prévention idéal.

Les objectifs du contrôle thermographique

Le contrôle vise à :

  • Déceler une élévation de température anormale ou une variation excessive de température sur un équipement

  • Apporter des éléments de décision pour réaliser une intervention corrective et/ou préventive adaptée et souvent immédiate

  • Documenter l’état des installations dans le temps

  • Justifier auprès de l’assureur la bonne gestion préventive

Principe de fonctionnement

La caméra infrarouge

Elle offre une plage de fonctionnement de +20 à +500°C qui permet son usage sur tous les équipements électriques courants.

Elle capte le rayonnement infrarouge émis par tout corps à une température supérieure au zéro absolu, et le convertit en image colorée représentant les températures.

L’interprétation

Cette interprétation ne peut être réalisée qu’avec l’aide du responsable de l’installation, car il faut connaître :

  • Le fonctionnement normal de chaque équipement
  • Les températures théoriques attendues
  • L’historique des relevés
  • Les conditions de charge au moment de la mesure

*Besoin d’un devis personnalisé pour votre entreprise ? *Demander un devis gratuit en 24 h →

Comment se déroule un contrôle

Préparation

  1. Documentation : schémas électriques, schémas unifilaires, repérage des armoires
  2. Conditions de mesure : installation en charge nominale, fonctionnement normal
  3. Habilitations : technicien habilité électrique pour ouvrir les armoires
  4. Sécurité : EPI adaptés (gants isolants, écran facial)

Réalisation

  1. Ouverture des armoires électriques
  2. Prise de vues thermiques systématique de tous les composants
  3. Notation des températures anormales
  4. Confrontation avec les températures théoriques
  5. Classement des anomalies par gravité

Restitution

Rapport complet comprenant :

  • Photos visibles + thermiques de chaque anomalie
  • Localisation précise (armoire, ligne, composant)
  • Température mesurée
  • Classification par niveau de gravité
  • Recommandation d’action (urgent, prochain arrêt, surveillance)

Classification des anomalies

• Niveau | Écart température | Action • Critique | > 50°C au-dessus de référence | Intervention immédiate (arrêt) • Important | 30-50°C | Intervention sous 1 semaine • Modéré | 15-30°C | Intervention au prochain arrêt programmé • Surveillance | 5-15°C | Surveillance lors du prochain contrôle • Normal | < 5°C | RAS

Fréquence des contrôles

Standard

  • Tous les ans pour les installations industrielles
  • Tous les 2 ans pour les installations tertiaires standard
  • Tous les 6 mois pour les installations critiques (data center, hôpital)

Cas particuliers

  • Après modification importante (ajout de matériel, nouveau process)
  • Après incident électrique (alerte, déclenchement)
  • Avant remise en service d’une installation arrêtée plusieurs mois

*Besoin d’un devis personnalisé pour votre entreprise ? *Demander un devis gratuit en 24 h →

Les avantages

Pour l’exploitation

  • Sans coupure : contrôle pendant fonctionnement normal

  • Sans démontage : pas d’intervention sur les composants

  • Rapide : 1 site moyen contrôlé en 1 journée

  • Préventif : détecte avant la panne

Pour l’assurance

  • Réduction de prime dommages possible (5 à 15 %)

  • Démonstration de la gestion préventive

  • Recours facilité en cas de sinistre (preuve de diligence)

  • Conformité aux exigences de certains contrats

Pour la sécurité

  • Évitement de sinistres majeurs

  • Protection du personnel

  • Continuité d’activité préservée

Le retour sur investissement

Coût d’un contrôle annuel

• Type de site | À partir de (TTC) : • Petit site (1-2 armoires) | 600 € à 1 200 € • Site moyen (5-10 armoires) | 1 500 € à 3 500 € • Grand site industriel | 4 000 € à 12 000 € • Site critique (data center, etc.) | sur mesure

Bénéfices

  • Évitement d’un incendie : valeur incalculable (parfois plusieurs millions)
  • Évitement d’une panne : 50 000 € à 500 000 € selon impact
  • Réduction prime assurance : économie 5-15 % annuelle
  • Maintenance prédictive : intervention au bon moment

ROI généralement récupéré dès la première anomalie majeure détectée.

Cas pratique

Petites et Moyennes Entreprises industrielle 30 salariés, contrôle thermographique annuel.

Année 1 : 3 anomalies détectées

  • Connexion desserrée sur l’arrivée principale : 145°C au lieu de 25°C → intervention immédiate
  • Disjoncteur surchargé : 75°C → remplacement programmé
  • Variateur de fréquence avec point chaud : 90°C → maintenance constructeur

Sans ces interventions :

  • Probabilité forte d’incendie sur 12-18 mois
  • Coût estimé d’un sinistre : 800 000 € à 1,5 M€

Avec ces interventions :

  • Coût des travaux correctifs : 4 200 €
  • Coût du contrôle annuel : 1 800 €
  • Total : 6 000 € vs 800 000 € évités

*Besoin d’un devis personnalisé pour votre entreprise ? *Demander un devis gratuit en 24 h →

Choisir un prestataire

  • Habilitation électrique B2V minimum + thermographie

  • Caméra professionnelle (résolution ≥ 320×240, sensibilité ≤ 50 mK)

  • Certification (niveau 1 ou 2 thermographie infrarouge)

  • Rapport structuré avec photos et recommandations

  • Suivi pluriannuel pour analyser les tendances

Erreurs classiques à éviter

  • Contrôle hors charge : aucune anomalie ne se révèle

  • Pas d’interprétation par expert : photos thermiques inutiles seules

  • Pas de suivi des recommandations : contrôler sans agir = inutile

  • Pas d’historique : pas de comparaison possible d’une année sur l’autre

  • Espacer trop les contrôles : une anomalie peut apparaître entre 2 contrôles

Comment intégrer ça à votre démarche

Notre approche :

  1. Évaluation gratuite de votre exposition au risque électrique
  2. Recommandation de fréquence de contrôle
  3. Mise en relation avec prestataires certifiés
  4. Optimisation tarifaire de votre contrat dommages

Demandez votre audit prévention électrique, réponse sous 72h.

Questions fréquentes

La thermographie infrarouge est-elle obligatoire en entreprise ?

Elle n’est pas imposée par la loi pour toutes les entreprises, mais les assureurs industriels et certaines réglementations ICPE l’exigent. Son coût (500 à 3 000 €) est souvent plus que compensé par la réduction de prime qu’elle génère lorsque le rapport est sans anomalie majeure.

À quelle fréquence réaliser un contrôle thermographique ?

La recommandation standard est tous les 2 ans pour un bâtiment industriel ou tertiaire, et annuellement pour les installations soumises à de fortes variations de charge ou vieillissantes (> 15 ans). Certains assureurs industriels conditionnent leur garantie à une thermographie biennale avec rapport archivé.

Qu’est-ce qu’un rapport de thermographie et que contient-il ?

Un rapport thermographique comprend : les thermogrammes (images infrarouge) des anomalies, la photo visible correspondante pour localisation, le classement de l’anomalie (priorité 1 = danger immédiat, priorité 2 = à corriger sous 3 mois, priorité 3 = surveillance), et les recommandations de réparation.

La thermographie détecte-t-elle uniquement les problèmes électriques ?

En bâtiment, elle est aussi utilisée pour détecter les déperditions thermiques (isolation défaillante), les infiltrations d’eau cachées et les surchauffes mécaniques (roulements, courroies). Mais son application principale en prévention incendie reste l’électricité, à l’origine de plus de 30 % des sinistres.

Un rapport thermographique suffit-il à remplacer la vérification Q18 ?

Non. La vérification Q18 est une inspection visuelle et fonctionnelle complète avec tests de continuité et mesures de résistance d’isolement, réalisée par un organisme accrédité COFRAC. La thermographie est complémentaire mais ne peut se substituer à la vérification réglementaire Q18.

Articles connexes :

Questions fréquentes

La thermographie infrarouge est-elle obligatoire en entreprise ?

Elle n'est pas imposée par la loi pour toutes les entreprises, mais les assureurs industriels et certaines réglementations ICPE l'exigent. Son coût (500 à 3 000 €) est souvent plus que compensé par la réduction de prime qu'elle génère lorsque le rapport est sans anomalie majeure.

À quelle fréquence réaliser un contrôle thermographique ?

La recommandation standard est tous les 2 ans pour un bâtiment industriel ou tertiaire, et annuellement pour les installations soumises à de fortes variations de charge ou vieillissantes (> 15 ans). Certains assureurs industriels conditionnent leur garantie à une thermographie biennale avec rapport archivé.

Qu'est-ce qu'un rapport de thermographie et que contient-il ?

Un rapport thermographique comprend : les thermogrammes (images infrarouge) des anomalies, la photo visible correspondante pour localisation, le classement de l'anomalie (priorité 1 = danger immédiat, priorité 2 = à corriger sous 3 mois, priorité 3 = surveillance), et les recommandations de réparation.

La thermographie détecte-t-elle uniquement les problèmes électriques ?

En bâtiment, elle est aussi utilisée pour détecter les déperditions thermiques (isolation défaillante), les infiltrations d'eau cachées et les surchauffes mécaniques (roulements, courroies). Mais son application principale en prévention incendie reste l'électricité, à l'origine de plus de 30 % des sinistres.

Un rapport thermographique suffit-il à remplacer la vérification Q18 ?

Non. La vérification Q18 est une inspection visuelle et fonctionnelle complète avec tests de continuité et mesures de résistance d'isolement, réalisée par un organisme accrédité COFRAC. La thermographie est complémentaire mais ne peut se substituer à la vérification réglementaire Q18.

Besoin d’un devis pour votre entreprise ?

Réponse sous 24 h ouvrées, gratuit et sans engagement.

Demander un devis